Pourquoi
lancer des Ateliers du Commerce ?
Parce que c’est la ferme volonté du gouvernement
régional bruxellois de tout mettre en œuvre au
cours de cette législature pour recentrer son action
sur deux priorités fondamentales pour Bruxelles : l’économie
et l’emploi. Et l’activité commerciale
représente plus de 100.000 emplois dans notre Région…
Des voyants se sont allumés ces dernières années,
qui nous alertent des nombreuses difficultés que rencontre
le secteur. Depuis 1998, la Région a, en matière
de commerce, concentré ses efforts sur une quinzaine
de noyaux commerciaux dans les quartiers à revaloriser.
Aujourd’hui, les difficultés que rencontrent
les commerces bruxellois n’épargnent aucun noyau
commercial et s’observent dans les 19 communes de notre
Région.
Ces premiers « Ateliers du Commerce » permettront
de faire, avec les premières personnes concernées,
à savoir les commerçants, un état des
lieux de la situation, un inventaire des préoccupations
et une programmation des actions à mettre en œuvre
par les pouvoirs publics pour dynamiser l’ensemble des
noyaux commerciaux de notre Région. Le tableau n’est
pas rose et il y a des évidences bonnes à rappeler
: ainsi la bonne santé du Commerce est directement
liée au pouvoir d’achat des habitants situés
dans la zone de chalandise. C’est la responsabilité
des hommes et femmes politiques d’élever vers
le haut les revenus des Bruxelloises et des Bruxellois.
Mais au-delà de ce constat, il est aussi de multiples
raisons pour dessiner des contours moins pessimistes quant
à l’avenir du commerce en ville et en Région
bruxelloise.
Relevons en quelques-unes : une population globale en hausse,
une réimplantation des habitants à revenus moyens
dans le centre-ville, un réinvestissement de la distribution
dans le centre-ville qui va à l’encontre des
politiques commerciales d’antan qui voyait la grande
distribution quitter les centres urbains pour s’implanter
en seconde couronne et en périphérie, une chalandise
qui ne se limite pas aux seuls habitants de la Région
(en journée de semaine, les chalands potentiels sont
aussi près d’un million cinq cent mille –
les navetteurs et autres personnes se déplaçant
dans Bruxelles)...
Il nous faut donc travailler sur un certain nombre de pistes
de manière concrète pour accroître le
nombre de chalands faisant leurs achats à Bruxelles.
Il nous faut redonner aux clients potentiels le goût
et l’envie de se promener et flâner dans les zones
commerçantes. Comment y parvenir ? Nous avons bien
quelques idées, mais nous entendons d’abord laisser
la parole aux commerçants et autres professionnels
du secteur pour développer, ensemble, les solutions
qui rendront vie aux quartiers commerciaux de notre Région.
C’est là tout l’enjeu et l’originalité
de ces premiers «Ateliers du Commerce ». |